Chants des femmes d’Alger

Nassima : Chant et Mandole
Rabah Khalfa : Percussions
P’tit Moh : Banjo-guitare et Gumbri
Khadija EL Afrit : Qanun
Amine Chafai : Violon
Héritière des grands maîtres de la musique arabo-andalouse d’Algérie, Nassima (petite brise) continue de défendre l’art poétique et musical de la mythique Andalousie, culture unique d’al-Andalus où les religions musulmane, chrétienne et judaïque coexistaient en parfaite harmonie.
Refusant de s’enfermer dans un seul registre, elle a exploré avec succès le Hawzi (dérivé andalou des faubourgs de Tlemcen), les chants soufis, le Châabi (musique populaire intégrant des instruments occidentaux), un genre métis, branché, né au milieu du 20ème siècle dans l’Algérie urbaine. Son dernier CD, rend hommage aux musiciens de l’exil.
Chanteuse à la voix lumineuse, Nassima n’est pas seulement une admirable interprète, mais également une contributrice au patrimoine musical maghrébin par ses textes et ses compositions. Elle est témoigne de la vigueur de la nouvelle génération.
Nassima aborde le répertoire des chants de femmes qui se réunissaient entre elles sur les terrasses de la Casbah d’Alger. Ces terrasses surplombant la baie d’Alger étaient un lieu propice pour rêver et se délasser dans l’intimité entre femmes, les maris étant sortis entre eux assister à des concerts de châabi…
Nassima évoque pour nous la musique à laquelle ces femmes s’adonnaient dans la douceur parfumée du soir. Sur les toits, on pouvait entendre des genres n’appartenant qu’à l’univers féminin que Nassima fit connaître à la télévision algérienne en recevant des chanteuses, lors de ses émissions Entre hier et aujourd’hui ou Boûqâla. Sa nouvelle création, qui n’a rien d’un hasard, se rattache au souvenir de sa grand-mère qui lui récitait chaque jour des poèmes extraordinaires qui frappaient son imagination.
Nassima nous fera ressusciter des chants très anciens qui sont de courts poèmes touchant à l’amour et dénommés El Houafi, mot qui désigne une promenade vers la rivière où les femmes allaient laver la laine. On découvrira le célèbre jeu populaire de la Boûqâla, divertissement féminin où se pratiquent des joutes poétiques pleines de tendresse et de passion, de sensibilité et de naïveté. Des chants de mariage et de naissance spécialement composés ; des chants soufis, des chants de l’exil et d’émouvantes berceuses traditionnelles ponctueront le concert.
Nassima se lancera dans l’interprétation du châabi, genre dérivé de l’arabo-andalou et typiquement masculin, que le célèbre Cheikh Hadj M’Hamed El Anka créa dans les années 40 en s’inspirant d’une chanteuse, la légendaire Cheikha Maalma Yamna.
TARIFS (hors frais de location) : Adultes : 19€ ; Adhérents : 15€ ; Chômeurs et Etudiants : 12€ ; Scolaires : 10€
RÉSERVATIONS
FNAC, Carrefour et France Billet : au comptoir billetterie ou par téléphone au 0892 68 36 22 (0,34€/mn) ou par Internet www.fnac.com
Salle Poirel : à la billetterie ou par téléphone au 03 83 32 31 25
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